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Reportage · Convention

Things Past 2026 :
notre avis sur la petite Pixel de Lyon

Nous pensions connaître la Things Past par cœur : la salle Sainte-Luce, la foule du dimanche matin, les allées où l'on se bouscule pour une cartouche. Cette année, nous ne l'avons pas reconnue.
Voici ce que nous avons vu de derrière nos bacs.
6 min de lecturePar Alex
Fiche d'identité
Things Past 9
Édition 2026
Date
Dimanche 4 octobre 2026, de 9 h 30 à 17 h 30
Lieu
Salle Sainte-Luce, Charbonnières-les-Bains, à 20 minutes de Lyon
Entrée
Gratuite
Exposants
Une centaine
Visiteurs
Plus de 5 000 selon l'organisation
Organisateur
L'association StéréoType (la chaîne YouTube Double Impact)
Nous y tenions un stand : nos notes sont celles d'un exposant.
01

9 h 30, la salle explose

À l'ouverture, ça a explosé. Nous avons l'habitude de la foule à la Things Past, c'est même l'une des raisons pour lesquelles nous y revenons. Mais ce dimanche, ce n'était pas la foule habituelle : il y avait beaucoup plus de monde, et surtout un public bien plus jeune que d'habitude, qui arrivait par vagues entières.

Jusqu'à 13 h, à vue d'œil, pas un stand n'a désempli. Pas un creux, pas un moment pour souffler entre deux clients, et ça, honnêtement, je ne l'avais jamais vu ici. C'était différent de toutes les éditions que nous avions faites, et franchement impressionnant.

L'organisation parle de plus de 5 000 entrées et d'un « succès historique ». Nous n'avons pas compté, mais Boya snes, exposant lui aussi, fait le même constat dans sa vidéo de la journée : l'an dernier, à 16 h, il y avait beaucoup moins de monde dans les allées. Le revers de la médaille, c'est la chaleur. Avec autant de monde entre quatre murs, il a fait entre 30 et 35 degrés presque toute la journée, et l'eau partait plus vite que les cartouches.

Sous cette même vidéo, un visiteur a trouvé le mot juste : la Things Past « se rapproche de la Pixel en termes de qualité ». La petite Pixel de Lyon, donc. Il y a quelques années, la comparaison aurait fait sourire.

02

Les cartes Pokémon ont mangé la moitié de la salle

Ces jeunes, nous croyons savoir ce qu'ils venaient chercher. En faisant le tour de la salle, le constat saute aux yeux : à vue d'œil, la moitié des stands ne proposaient ni jeu vidéo rétro ni même jouet ancien. Des cartes, des cartes, et encore des cartes.

Pour des vendeurs de jeux, c'est dur à avaler, et nous ne sommes pas les seuls à le penser. « Tous ces stands de cartes Pokémon à perte de vue […], j'en peux plus », écrit un visiteur sous une vidéo du salon, qui regrette au passage la disparition des jouets Popy, Bandai ou Kenner.

Mais soyons honnêtes jusqu'au bout. Ça ne nous plaît pas, mais c'est sans doute ce qui a ramené autant de gens, et le succès de cette édition donne raison à l'organisation de leur avoir fait de la place. Ce public-là est venu, il a acheté, il reviendra. À nous de nous adapter, et de construire un stand qui lui parle aussi, plutôt que de regretter le salon d'avant.

03

Sur notre stand, la NES a fait le travail

Nous étions trois, sur huit mètres de table, avec presque uniquement du rétro : l'essentiel de ce qui est en vente sur notre site, et beaucoup de NES et de Mega Drive.

La NES s'est très bien vendue, toutes régions confondues, ce qui ne nous surprend qu'à moitié : c'est souvent la console par laquelle on revient au rétro. La Mega Drive japonaise, elle, reste fidèle à sa réputation, et c'est chaque année l'un des supports qui partent le mieux chez nous (si vous hésitez entre une version japonaise et une version européenne, voyez notre guide des régions). Et deux pièces que nous croisons rarement en salon ont changé de main dans la journée : un Space Megaforce sur Super Nintendo et un Kid Klown sur NES.

Un changement, en revanche, nous a frappés : de moins en moins de particuliers viennent vider leur grenier. La Things Past est devenue une affaire de professionnels et de collectionneurs aguerris, et ça change tout pour celui qui vient acheter. Les bonnes surprises ne tombent plus du carton d'un voisin : elles se méritent.

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Trop cher, le rétro ? Pas cette fois

Chaque année, on entend la même chose dans les allées : le rétro est devenu trop cher. Cette année encore. Je ne suis pas d'accord : dans l'ensemble, les prix étaient corrects. Il y avait à boire et à manger, bien sûr, et certaines étiquettes méritaient qu'on passe son chemin sans regret. Mais un prix de professionnel ne paie pas seulement l'objet : il paie aussi le choix proposé, le tri, et la garantie que le jeu fonctionne quand vous rentrez chez vous.

Les stands raisonnables, eux, vendaient vite. Dans la vidéo de Boya snes, un exposant raconte avoir vendu une Nintendo 64 avec une manette officielle et trois jeux à 70 € : partie tout de suite, quand d'autres stands affichaient la même console entre 80 et 100 €.

Et puis il y a eu les pépites. Quelques stands se sont vraiment démarqués, avec des pièces qu'on ne croise presque jamais en convention, ni même en vente sur eBay. C'est la preuve que, même si les jeux y prennent moins de place qu'avant, la Things Past reste un endroit où l'on peut chiner des pièces rares, introuvables ailleurs, en tout cas en France.

Notre conseil, si vous y allez l'an prochain : faites d'abord le tour de tous les professionnels, sans rien acheter. Puis choisissez un stand bien fourni, prenez-y l'essentiel de vos pièces, et négociez une remise sur l'ensemble. Vous obtiendrez bien plus qu'en grattant deux euros sur dix stands différents, ce qui vous coûtera surtout une heure de votre journée. Éparpiller ses achats coûte plus cher que les regrouper.

05

Notre note : 8 sur 10

Notes d'exposantThings Past 9
Prix7/10
Choix et rareté7/10
Affluence10/10
Organisation et accès9/10
8/10
Note globale

Pour l'affluence, difficile de faire mieux dans une salle de cette taille : je ne vois pas comment on aurait pu y faire entrer plus de monde. Le choix, lui, était plus inégal. Quelques stands sortaient vraiment du lot avec des pièces rares, le reste était plus calme. Mais il faut juger la Things Past pour ce qu'elle est, un salon gratuit d'une journée aux ambitions modestes, et pour ce que c'est, le choix était bon.

Ce que nous avons aimé en plus : le petit musée rétro, les voitures de cinéma garées dehors, et le plaisir de croiser GT Gabi et ZoulmanShow, détendus, qui jouaient leurs personnages avec recul et humour. Après les années agitées qu'a connues le milieu, ça faisait plaisir à voir.

Ce qui manquait : de l'air, d'abord, vu la chaleur. Et deux idées que nous soumettons volontiers à l'organisation : un concours de scoring sur une ou deux bornes de la salle d'arcade, avec un lot à la clé, et un concours du plus beau stand voté par les visiteurs. Ça obligerait les exposants, nous compris, à soigner enfin leur déco.

06

Le salon en vidéo

Si vous n'avez pas pu venir, une bonne partie de notre stand vous attend sur le site.

La Things Past a attiré un public nouveau, et c'est ce qui a fait de cette édition un énorme succès. Le pari s'est avéré payant, mais au prix du sacrifice de la majorité des stands de jeux, et cela va nous forcer à nous adapter.

Nous reviendrons, et avec plaisir.

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Questions fréquentes

Quand a lieu la Things Past ?

Une fois par an, un dimanche de début octobre, de 9 h 30 à 17 h 30. Les dernières éditions ont eu lieu le 13 octobre 2024, le 5 octobre 2025 et le 4 octobre 2026.

Quelle est la date de la Things Past 2027 ?

Au 6 octobre 2026, la dixième édition n'est pas encore datée. Si le calendrier habituel se confirme, elle aura lieu un dimanche de début octobre 2027. Surveillez things-past.com et les réseaux de l'association StéréoType.

L'entrée de la Things Past est-elle payante ?

Non, l'entrée est gratuite, salle d'arcade comprise : les bornes sont en libre accès.

Où se trouve la Things Past et comment y aller ?

À la salle Sainte-Luce, avenue Lamartine, à Charbonnières-les-Bains (69), à une vingtaine de minutes de Lyon. Sans voiture : tram-train depuis Lyon Saint-Paul ou Gorge de Loup jusqu'à la gare de Charbonnières-les-Bains, ou bus TCL 86 depuis Gorge de Loup, puis 10 à 15 minutes à pied. Des parkings publics entourent la salle.

Combien de visiteurs à la Things Past 2026 ?

L'organisation annonce plus de 5 000 visiteurs pour l'édition 2026, pour une centaine d'exposants sur 1 500 m².

Trouve-t-on encore des jeux vidéo rétro à la Things Past ?

Oui, mais ils ne sont plus majoritaires. En 2026, environ la moitié des stands proposaient surtout des cartes Pokémon. Les stands de jeux restaient nombreux sur NES, Super Nintendo, Mega Drive et Nintendo 64.

Comment négocier dans une brocante geek ?

Regroupez vos achats sur un même stand bien fourni et négociez une remise sur l'ensemble, plutôt que quelques euros sur chaque jeu. La fin de journée est plus propice, mais certains exposants remballent avant la fermeture.

Alex

Fondateur de Right Price Games, société créée en 2022 et spécialisée dans le jeu vidéo rétro d'occasion. Il rachète des collections partout en France, en Belgique, aux Pays-Bas et en Allemagne, et gère un stock de plus de 4 000 jeux et consoles. Plus de 2 000 jeux vendus, testés un par un avant expédition.

Une question sur le salon ? contact@rightpricegames.fr

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